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Salve Regina, Stabat Mater
Giovanni Baptista Pergolesi & Alessandro Scarlatti

Ensemble Parnassie du marais

    Brigitte Tramier : clavecin
    Catherine Padaut : Soprano
    Michel Géraud : Contre ténor
    Flavio Losco : premier violon
    Nirina Bougès : violon
    Myriam Cambreling : Alto
    Franck Lépinasse : violoncelle

« De tous les enregistrements du Stabat Mater  de Jean-Baptiste Pergolese - et ils sont très nombreux - celui que vient de nous offrir l’Ensemble Parnassie du Marais dirigé par la claveciniste Brigitte Tramier est, à coup sûr, un des plus émouvants et des plus beaux … les deux chanteurs - Catherine Padaut, soprano, Michel Géraud, contre-ténor, particulièrement inspirés et les cinq remarquables instrumentistes -  étant unis dans un ensemble d’une rare homogénéité musicale ». J. Bonnadier, Janvier 2010


Alessandro Scarlatti (1660-1725)

Alessandro Scarlatti , né à Palerme, quitte à 12 ans sa Sicile natale pour faire ses études musicales à Rome. Après avoir passé quelques années à la Cour de la reine Christine de Suède, comme Maître de Chapelle, il revient en Italie, mais cette fois à Naples, où il restera 18 ans, comme Maître de la Chapelle royale. C’est toutefois à Rome, où il se fixe en 1703 pour 5 ans qu’il compose la plus grande partie de sa musique religieuse, notamment le motet qui vous est proposé dans cette interprétation.

Ce Salve Regina, tout à fait représentatif de la musique sacrée de l’époque, est un « petit motet », (à effectif réduit), où les différentes idées évoquées par le texte sont illustrées musicalement en des morceaux séparés confiés alternativement à l’un et l’autre des solistes, qui se rejoignent pour quelques duos. On notera la virtuosité vocale du second morceau, typique du style napolitain, illustrant le « cri » éperdu que le chrétien, exilé sur terre, adresse à la Vierge.


Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736)

Giovanni Battista Pergolesi, né cinquante ans plus tard, eut un talent si précoce que ses œuvres s’inscrivent sans discontinuité dans la ligne de son grand aîné. C’est également à Naples qu’il fait ses études musicales et qu’il demeure pendant toute la durée de sa courte vie. Tuberculeux depuis l’enfance, il compose vite et beaucoup, comme si, sachant que le temps lui serait compté, il se hâtait d’exprimer toute la musique qu’il portait en lui.

Son Stabat Mater, composé dans un monastère de Capucins auprès desquels il s’était retiré est sa dernière œuvre. Cette pièce jouit d’une réputation et d’un prestige exceptionnels, largement justifiés par sa beauté. Le texte en est une « séquence » datant du 13° siècle, un poème en vers latins où le chrétien, contemplant la douleur de Marie au pied de la Croix, exprime son désir de la partager et l’implore d’accéder à ce désir. Les 20 strophes de 3 vers chacune qui le composent ont été intégralement mises en musique par Pergolesi, formant un ensemble imposant de 12 morceaux, alternativement confiés aux deux voix solistes ou rassemblées,comme dans le Salve Regina de Scarlatti. Il en  adopte du reste non seulement la formation, mais aussi la tonalité de fa mineur, tonalité sombre tout à fait appropriée à l’expression de la pitié douloureuse que décrit le texte. Aucun effet de virtuosité vocale dans cette pièce, toute d’intériorité et de tendresse, ce « divin poème de la douleur » comme l’appelait Bellini. La gamme des sentiments exprimés est incroyablement variée : compassion, pitié, horreur, ferveur, espérance; et, juste avant l’Amen final, la douceur poignante de la paix du paradis. Celle que Mozart et Fauré diront plus tard , chacun en leur temps.

Christine Prost
BRIGITTE TRAMIER
CLAVECIN & DIRECTION